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A.c.t.u.a.l.i.t.é.s

Concubins séparés : l’occupation de l’ancien logement familial peut constituer une modalité d'exécution de la contribution à l’entretien et l’éducation des en

ajoutée le 10 Novembre 2011
La participation du parent à l’entretien et l’éducation de l’enfant  est le plus souvent sous forme financière, mais elle pouvait être exécutée pour les conjoints sous forme d’un droit d’usage et d’habitation.

Cette exécution en nature est, aujourd’hui, possible pour les concubins ou pacsés.

En effet, par un arrêt en date du 6 juillet 2011 la Cour de Cassation considère que l’occupation gratuite de l’ancien logement familial par l’ex concubine et les enfants communs peut «  constituer une modalité d’exécution  par le père de son obligation de contribuer à leur entretien ».

L'interdiction d' une expertise génétique sur une personne décédée à des fins d'actions en matière de filiation est conforme à la Constitution

ajoutée le 04 Octobre 2011
Le législateur a limité les cas de recours à une expertise génétique à des fins de filiation, en fixant les cas dans lesquels l'identification d'une personne par ses empreintes génétiques peut être recherchée.

Le Code Civil dispose que :

«  L'identification d'une personne par ses empreintes génétiques ne peut être recherchée que :

1° Dans le cadre de mesures d'enquête ou d'instruction diligentées lors d'une procédure judiciaire ;
2° A des fins médicales ou de recherche scientifique ;
3° Aux fins d'établir, lorsqu'elle est inconnue, l'identité de personnes décédées.
En matière civile, cette identification ne peut être recherchée qu'en exécution d'une mesure d'instruction ordonnée par le juge saisi d'une action tendant soit à l'établissement ou la contestation d'un lien de filiation, soit à l'obtention ou la suppression de subsides.
Le consentement de l'intéressé doit être préalablement et expressément recueilli.

Sauf accord exprès de la personne manifesté de son vivant, aucune identification par empreintes génétiques ne peut être réalisée après sa mort
. »

Le Conseil constitutionnel a été saisi d'une question prioritaire de constitutionnalité : l’impossibilité de recourir à l’identification par les empreintes génétiques sur une personne décédée, en matière de filiation porte-elle atteinte au droit de mener une vie familiale normale garantit par la Constitution ?

Dans sa décision du 30 septembre 2011 le Conseil Constitutionnel a estimé qu'en "disposant que les personnes décédées sont présumées ne pas avoir consenti à une identification par empreintes génétiques, le législateur a entendu faire obstacle aux exhumations afin d'assurer le respect dû aux morts".

L’interdiction d’indentification par empreintes génétiques d’une personne n’ayant pas manifestée son accord avant son décès est conforme à la Constitution.

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R. Dumas



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 Avocate au Barreau de Paris depuis 2003

Membre de l’Antenne des Mineurs (Association d’Avocats spécialisés dans la défense des enfants)

Chargée d’enseignement à l’IUT de Saint Denis Paris XIII





 
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